« Les Saisons » de Joseph Haydn – Oratorio profane en français pour chœur, orchestre et solistes -Concert à 20h Temple du Change Lyon 5e – samedi 18 mars 2017.

/ Concerts

 

 

Oratorio profane en français pour chœur, orchestre et solistes.

– Ensemble Vocal Charles Montaland :  Direction Jean-Christophe Michel

– Ensemble instrumental Amacord : Direction Florian Caroubi

Jean-Christophe Michel

Florian Caroubi


  • Deux ans après son succès de La Création, Haydn se laisse
    convaincre par Swieten de mettre en musique un livret profane
    inspiré du poème publié en 1730 par James Thomson. Swieten
    traduit tout de suite le livret en anglais également, afin que l’oeuvre
    soit pensée bilingue.
    La composition prend deux ans à Haydn, dont la santé décline.
    L’oeuvre est créée deux fois, d’abord devant la noblesse qui l’avait
    financée, au palais Schwarzenberg à Vienne le 24 avril 1801, puis
    pour le public le 19 mai à la salle de la Redoute. L’éditeur Breitkopf
    & Härtel publie la partition en 1802, dont une version avec un texte
    français. La version chantée ce soir a été traduite de nouveau près de 60 ans
    plus tard, par Amédée et Frieda Boutarel.
    Les parties chantées sont confiées à un choeur, le plus souvent
    à quatre voix, ainsi qu’à trois solistes : la soprano Jeanne, le ténor
    Lucas et la basse Simon.
    L’orchestre est assez fourni, avec cuivres (cors, trompettes, trombones),
    bois (flûtes, hautbois, clarinettes, bassons, contrebasson)
    et timbales. Haydn a donné des représentations avec 10 cors et 80
    violons ; mais aussi avec des formations plus réduites, plus proches
    de celle que nous vous présentons ce soir. Les récitatifs étaient joués
    sur un pianoforte plutôt que sur un clavecin.
    La forme alterne successivement des récitatifs (textes librement
    chantés par les solistes et légèrement accompagnés), des airs (des
    parties chantées par un soliste avec l’orchestre) et des chœurs (réunissant
    tout l’effectif ).
    Les personnages racontent et jouent de manière imagée les travaux
    agraires saisonniers, éprouvent chaleur et froid, louent le travail –
    Haydn constate que c’est la seule fois de sa vie qu’il compose un
    hymne à l’industrie ! Certains passages imitent la nature : vous
    entendrez ainsi le cri du coq joué au hautbois ou bien la caille à
    la flûte. Haydn préfère pourtant l’évocation musicale plus indirecte,
    comme la course du chien en chasse, dans l’air « Voyez à travers
    champs le chien » que chante Simon.

Soprano : Caroline Mutel

Tenor : Olivier Hernandez

Basse : Jean-Baptiste Dumora

 Nous remercions les instrumentistes professionnels qui sont venus nous renforcer aujourd’hui :
Lisa Meschi, Ariadna Teyssier, violonsClément Sozanski, alto
Adrienne Auclair, violoncelle . Clément Brély, hautbois
Camille Bernelin, cor. Natasha Feue, basson.  Hugo Philippeau, clavecin

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